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About: Titus397

Il a découvert la montagne très jeune... Trop jeune ? Alors, il n'a eu de cesse d'aller trainer ses pas du côté où ça sent bon l'iode, où l'eau a ce drôle de goût salé, où le sable garde la mémoire des pieds nus qui le foulent. Aujourd'hui, il a quatre bateaux : 3 herbuloteries (mot tendre pour désigner son Vaurien et ses deux Cap Corse) et un First 29. Un doux dingue ? Probablement. Quoique...

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CAP ’13 : la concentration nationale 2013 des Cap Corse a réuni 20 bateaux en baie de Quiberon et dans le Golfe du Morbihan

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Du 8 au 10 mai, à l’occasion du pont de l’Ascension et du 8 mai, la baie de Quiberon et le Golfe du Morbihan ont accueilli le CAP ’13, la concentration nationale annuelle des Cap Corse. Malgré l’éloignement pour certains (venus de Lorraine entre autre !), une vingtaine d’équipages enthousiastes était au rendez-vous donné par le Yacht Club du Crouesty Arzon (YCCA) pour courir le Critérium National de la série.

 

“ARTABAN” est fier de sa victoire…

La météo s’est montrée musclée pour ces petits croiseurs côtiers de 5,75 m. Un bon vent établi de force 4 à 5, avec rafales à 6, a soufflé régulièrement de secteur Sud-Ouest à Ouest pendant les trois jours de courses. Triangles olympiques, raid jusqu’à l’île de Houat et retour, re-triangles, les équipages n’ont pas chômé !

 

Un Critérium très disputé

Le Critérium National des Cap Corse, c’est un peu le Championnat de la série. Sept manches ont été courues sur trois jours qui ont donné lieu à de belles empoignades. C’est ARTABAN, skippé par Raphaël Corralès du CS Monterelais, qui s’est montré le plus véloce et le plus régulier en finissant quatre fois premier et deux fois second. Excusez du peu ! FLÂNEUR, contrairement à ce que son nom pourrait laisser suposer, s’est adjugé la seconde place au général aux mains de Germain Kerlévéo du CN Lorient, en terminant une fois premier, trois fois second et une fois troisième . Ces deux là ont réussi à “sortir” le redoutable trio Le Jeloux, membres du YC Crouety Arzon pour l’occasion, et plusieurs fois vainqueurs du Critérium dans le passé sur PÉNÉLOPE. C’est NINON, équipé par les Veyres père et fille de l’ASPTT Saint Lo qui a récolté la médaille en chocolat. Ils ont pourtant été d’une redoutable régularité en arrivant six fois quatrième ! Pour un petit point d’écart, il s’en est fallu d’un cheveux qu’ils ne se fassent coiffés au poteau par FOEHN mené par Alain Chebath du YC Pecq et un jeune équipage qui en veut et que l’on retrouvera sûrement sur les lignes de départ avec son propre Cap Corse !

“TROIS ALÉRIONS” : beau bateau, mer belle et surfe en cadeau… Il y a de quoi sourire, non ?!

Derrière, on s’est bien battu et, surtout, bien amusé. En effet, si les cap-corsistes sont sérieux dans leur activité sportive, comme en a témoigné Yves Kuna, le Président du Comité de Course (auquel on doit une organisation irréprochable des régates avec son compère Marc Eymond), ils ne perdent jamais de vue qu’ils se réunissent pour partager leur passion et le plaisir qu’ils ont à se retrouver.

Un ris et près de 200 Kg au rappel… C’est chaud !

Bref, dans ces conditions de navigation “vigoureuses”, la série a une nouvelle fois montré sa polyvalence et la sécurité qu’elle offre aux équipages. En adoptant la toile du temps, les Cap Corse caracolent dans le vent et sur les vagues avec une aisance et une célérité qui est toujours un vrai régal pour les pratiquants qui ne tarissent pas d’éloges à l’attention de son architecte Jean-Jacques Herbulot.

Le repas officiel des équipages a clôturé ces trois jours de partages et de convivialité dans l’ambiance chaleureuse et amicale que d’autres séries peuvent envier au Cap Corse comme l’a remarqué Yves Kuna, également Vice-Président de l’YCCA.

On a pu observer cette année que l’ensemble des bateaux était affûté, les équipages entraînés et les skippers plus expérimentés que jamais, resserrant le classement de façon notoire et réduisant les écarts entre les premiers et leurs poursuivants. Les ténors de la série sont prévenus pour l’an prochain… C’est d’excellent augure pour l’avenir de la série qui, avec 18 bateaux classés à son Critérium National (20 inscrits) et de nouveaux équipages jeunes, confirme son dynamisme et sa vitalité.

 

Et en prime, la Semaine du Golfe !

Cap Corse et Semaine du Golfe : à chacun sa plaisance. Mais la beauté et l’esthétique pour tous !

Rappelons que onze équipages sur les vingt sont venus dès le samedi précédant le Critérium pour découvrir la région en flottille. Ils ont remonté la rivière d’Auray, gagné Le Bono où une dégustation d’huîtres organisée par l’Association des Propriétaires les attendait, et continué sur Saint Goustan. Le lendemain, c’est la participation à la parade d’ouverture de la Semaine du Golfe 2013 qui a été le clou du rassemblement. Les Cap Corse, enthousiastes, courraient autour des grands voiliers comme la Recouvrance de Brest, la bisquine de Cancale, la Belle Angèle ou Le Biche de Groix : une expérience inoubliable qui s’est terminée par un tour complet du Golfe du Morbihan !

Enfin, comme l’Association de Propriétaires ne fait jamais les choses à moitié, les cap-corsistes ont été reçus comme des hôtes de marque par Paul Bonnel, le dynamique et charismatique animateur du Chantier du Guip* de l’île aux Moines. Visite du chantier, explications, barbecue sur place, dîner dans les hangars entre les bateaux en construction qui fleurent bon le teck où l’acajou. Les marins qui ont vécu cette expérience ont été rassasiés dans leurs corps, leurs cœurs et leurs âmes !

Tout au long de cette semaine de navigation, le fameux “état d’esprit Cap Corse”, fait de convivialité, de camaraderie, de bonne humeur et d’esprit sportif a pu s’exprimer pleinement grâce, entre autres, à l’efficacité et à l’accueil du Yacht Club du Crouesty Arzon, de Alain Chebath, Philippe Jouanno, Olivier Cros et Jean-François Davéo (les cap-corsistes en charge de la manifestation) et de la capitainerie du port de plaisance du Crouesty qu’il convient de remercier chaleureusement.

HUMOUR… Les Bretons n’en manquent pas !

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Perros-Guirec – Pont de l’ascension 2012

En mai, fait ce qu’il te plait ! Les propriétaires de Cap Corse aiment suivre ce dicton à la lettre. En mai, ils participent donc à leur concentration nationale annuelle ; leur CAP comme ils disent. En 2012, il a eu lieu à Perros-Guirec, plus précisément à Ploumanac’h, à l’occasion du pont de l’Ascension.

 

Pour cette manifestation, l’ambitieux propriétaire de TITUS 2 a prévu une rénovation totale. Allez-y, mesdames et messieurs, tout doit y passer, de la cave au grenier… Pardon, de la cale à la pointe du mât, tout doit être restauré : le pont, le roof et le cockpit en bois, mais aussi la coque en polyester. À cela, on ajoutera un superbe gréement SELDEN tout neuf, ainsi qu’un magnifique jeu de voile LE BIHAN, le tout décrochés à l’occasion des 60 piges du proprio et grâce à la générosité de la famille et de merveilleux amis ! Bref, objectif : avoir un beau canot tout pimpant à l’occasion des retrouvailles annuelles de la série. Viser la coupe “Pretty Maid” de la plus belle restauration ? Pourquoi pas, bien qu’il y ait de la concurrence cette année…

 

Magnifique côte au granit sculpté par la nature.

 

Trop de boulot !

Las ! Comme on dit puis. Bien qu’aidé par un ami dévoué, expérimenté et efficace – merci Gilles – le travail a pris bien plus de temps que prévu. Tout le mois d’avril y est passé et nous ne sommes arrivés à finir que le pont avant et le roof. Il faut dire que nous avons fignolé ! Réparations des joues du roof et des listons, étanchéité de la liaison coque-pont au tissu de verre et à la résine époxy. Ponçage intégral, application de G4, 1 couche d’apprêt et 2 couches de peinture, ou 3 couches de vernis aux endroits nécessaires… Même pas le temps de s’attaquer au cockpit !

 

Heureusement, nous avions fait un planning de chantier tenant compte de l’incontournable rendez-vous qu’avait TITUS à Perros-Guirec : un saucissonnage des différentes phases de travaux permettant de les suspendre si nous ne les avions pas terminées. La suite prouva que nous avons eu raison.

 

Quelques jours avant de partir, la coque et le cockpit ne sont toujours pas réalisés… Attaquer le cockpit ? Trop de boulot ; et on ne peut pas laisser le bois à nu si nous allons en mer. Alors, nous décidons d’avancer sur la coque. Celle-ci semble souffrir par endroits d’un léger osmosage*… Bizarre, d’autant que c’est au dessus de la ligne de flottaison mais, finalement, assez peu inquiétant. Le phénomène est restreint et, après consultation d’un spécialiste, nous décidons un ponçage efficace des endroits touchés et un traitement au WaterTite (sorte de mastic particulièrement facile à travailler et très protecteur). Grand spécialiste du maniement de la truelle et du couteau, mon frère Yves (comme l’écrirait Pierre Loti…) nous prête main forte. Résultat : comme nous n’avons pas le temps de finir ponçage et masticage (et bien sûr mise en peinture), TITUS se retrouve avec de belles salissures sur sa robe grenat, genre vache normande, mais qui serait rouge avec des tâches grises… Ce n’est pas du meilleur goût, mais ça attire l’œil comme la suite du récit le prouvera !

 

Non, Titus n’est pas une Holstein mais un Cap Corse bon teint, même si quelques tâches grises ornent sa belle robe vermillon !

 

Le CAP, c’est l’occasion de se courir après…

Bref, c’est dans cet équipage (si j’ose dire) que nous nous retrouvons à Ploumanac’h pour le pré-CAP. Décidément, les cap-corsistes ont du goût, et du bon. Quel magnifique coin de France ! Cette côte de granit rose est superbe. Sûrement un des plus beaux paysages de Bretagne. Et, en plus, les “autochtones” sont accueillants et sympathiques. Un grand merci à tous les membres de la S.R.P. qui nous ont reçus si gentiment et organisé nos ébats sur l’eau si efficacement.

 

Passons rapidement sur les détails si bien narrés par ailleurs. Le pré-CAP est toujours aussi sympathique et enrichissant par ses découvertes tant touristiques qu’humaines. Partages des bungalows, dîners au restaurant, navigations de concert – ainsi que de conserve** – devant cette magnifique côte et autour de l’archipel des Sept Iles… Que du bonheur !

 

Et attaquons le plat de résistance. Le CAP, c’est l’occasion de se courir après les uns et les autres en tournant autour de marques de parcours naturelles ou mouillées pour l’occasion. C’est vrai qu’on a l’esprit ludique chez les Cap Corse ! Mais le poète ne dit-il pas que ce qui différencie l’adulte de l’enfant, ce n’est que le prix de ses jouets…? Bref, si on s’amuse bien, il faut pourtant une touche de sérieux pour justifier de notre statut d’adulte. Alors, on choisit un comité de course, un jury, voire un président de comité de réclamation. Ca pose, non ? Les membres de la Société des Régates de Perros se sont prêtés au jeu avec bonheur. C’est donc nantis de tout ce que peux souhaiter un régatier que nous sommes partis à l’assaut des bouées du coin. De pétole à un bon force 5, la météo nous a fait bénéficier d’une palette élargie de son savoir-faire, l’ensemble étant agrémenté de quelques courants vicieux qui ont laissés des traces bizarres sur certains GPS… La notion de “bords carrés” vous évoque-t-elle quelque chose ? D’un autre côté, c’est la Bretagne Nord, hein ?!

 

Se courir après en tournant autour de quelques bouées…

 

Bon, finalement, TITUS monté par un équipage plutôt de gros temps (on ne sourit pas !) ne s’en tire pas trop mal. Un petit temps d’adaptation au nouveau matériel (voiles et gréement neuf quand même…) avec deux place de 5e. Puis, on améliore : 3e et second. Nous sommes satisfaits. Cela nous permettra même peut-être de monter sur le podium.

 

Remise des prix

Cérémonie bien sympathique qui permet de se retrouver tous une dernière fois avant de se quitter, la remise des prix a donné le palmarès suivant. On trouve devant, sur PÉNÉLOPE, le trio infernal des Papy Flingueurs : les frères Le Jeloux flanqués du terrible cousin. Suivent la fille Le Jeloux (quelle famille !) équipée de son duo de choc composé de son mari et de son beau-frère sur… TY’CHAMP ? Non. Sur MARINE gentiment prêté par notre Babar national, car le précédent a encore la quille en l’air sous son hangar de restauration ! Ensuite, c’est le suspense… Si j’ai bien compté, TITUS a le même nombre de point que le BOIS D’ARDEAU de notre ami Pierre MANNU. Qui grimpera sur la troisième marche ? Ce sera TITUS, au bénéfice de la meilleur place sur la dernière manche.

 

Et pourtant ! Regardez la photo ci-contre. Elle montre la passe d’arme entre BOIS D’ARDEAU et TITUS sur la ligne d’arrivée de la troisième manche. La photo est prise du bateau comité… Pour ne pas passer à côté de la ligne, BOIS D’ARDEAU (qui est devant) est obligé de virer à la dernière seconde et remonte celle-ci en parallèle sur quelques mètres. Cela suffit à TITUS qui a un peu plus d’aire à courir. Il abat légèrement, frôle les fesses du drôle – c’est millimétrique – et franchit la ligne en tête devant le regard approbateur du comité de course !

 

Belle passe d’arme entre BOIS D’ARDEAU et TITUS !

 

Un coup de chance ? Peut-être. Mais notre troisième place, nous ne l’avons pas volée. Si Pierre a pu être dépité par la mésaventure narrée ici, nous le fumes aussi à l’occasion de cette manche que nous menions largement (près d’un demi tour d’avance sur le second !) et que le comité de course a du annuler en raison du manque de vent et d’un fort courant (que TITUS avait su négocier). C’était sage… Mais, ça fout les b—–, comme on dit vulgairement ! Et je pense que le comité de course en a eu conscience…

 

Alors, comme la SRP avait promis une coupe décernée en fonction de critères connus seulement du jury… C’est TITUS qui l’a eu ! Son skipper se plait à imaginer que c’est en raison des deux ou trois faits d’armes dont il s’est rendu coupable. Mais nos amis bretons – qui ont de l’humour – lui ont décerné… La coupe dite “de l’élégance”  en soulignant la qualité de décoration de la coque du bateau ! Non contant de cette facétie, ils en ont rajouté en accompagnant la dite coupe d’un magnifique objet d’art (retrouvé probablement au grenier du club et dépoussiéré pour l’occasion) proposant la double fonction de décoration (ce marin ravaudant ses filet est plein de cette douce nostalgie des biscuits*** d’antan !) et de baromètre. La classe, quoi ! L’épouse du skipper était comblée : elle qui ne rêve que d’utiliser les coupes rapportées par son marin de mari comme pot de fleurs cachés le plus loin possible au fond du jardin, elle s’est retrouvé avec deux coupe (dont celle de l’élégance lui a été dédiée officiellement, bien sûr !) et un magnifique marin de dessus de télévision (vous savez, là, sur le petit napperon brodé…) qui pourrait remplacer avantageusement un nain de jardin. Ceci dit, on appréciera la métaphore du vieux marin assis sur une bitte sur le quai donnant la météo des heures à venir à qui… veut bien regarder son baromètre !

 

Deux coupes et un magnifique objet d’art : l’épouse du skipper est comblée !

 

Bref, beaucoup de bonne humeur et de gaieté lors de cette remise de prix, un peu d’émotion et surtout, beaucoup de camaraderie et d’amitié. Ah oui, vraiment, les Cap Corse c’est la classe ! Ou la classe des Cap Corse, c’est bien la plus sympa ! Merci à tous pour votre générosité de cœur et votre sens du partage. 

 

Notes :

* Osmose : l’osmose est un phénomène de diffusion de la matière mis en évidence lorsque les molécules d’eau traversent une membrane semi-perméable qui sépare deux liquide dont les concentrations en produits dissous sont différentes. La différence de concentration provoque une différence de pression osmotique qui engendre un déplacement du solvant à travers la membrane. C’est bien compris ? J’en vois au fond qui n’écoutent pas… Bon, interro lundi prochain !

** Les deux expressions sont valables avec une légère différence de signification que je vous laisse découvrir dans “La puce à l’oreille“, ouvrage de Claude Duneton sur l’origine des expressions françaises. Ca se lit comme un roman, c’est passionnant et c’est paru en livre de poche.

*** Le biscuit, qui a contribué à la popularité de la Manufacture de Porcelaine de Sèvres, est une porcelaine cuite sans glaçure ou émail. Il est utilisé surtout pour réaliser des statuettes, des surtouts de table, des réductions de grandes statues… Des artistes de renom ont donné des modèles à la manufacture : Boucher, Falconet, Boizot, Carpeaux…

Salut les voileux !

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Quand on aime, on ne compte pas dit-on ! Alors, savoir si je dois inscrire ce blog en “régates”, en “croisières”, en “pêches” ou en “promenades”, qu’importe ? L’essentiel n’est-il pas de partager ses émotions, que celles-ci soit provoquées par le bonheur d’avoir démarrer enfin ce p… de diesel, un flamboyant coucher de soleil sur le Golfe du Morbihan, ou une fantastique remontée de tous les concurrents dans les darses du port de Bonneuil ?!

En fait, je ne sais pas encore ce que je vous raconterai, et… Si j’en aurais le courage ! Mais de temps en temps, n’hésitez pas à coller votre oreille à mon buccin. A coup sûr, vous y entendrez la mer.

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